Messages que je reçus (1998–2005)
Entre 1998 et 2005, des messages furent reçus et consignés. Ils constituent un enseignement sur la nature humaine, le mental, l’ego, la conscience, la dualité et le chemin de libération intérieure. Ce qui suit est la mise en forme structurée de ces transmissions, sans interprétation et sans modification du contenu.
1. L’oubli de notre nature profonde
Connaître notre nature : nous avons oublié que nous avons oublié.
La plupart des humains vivent plongés dans la vie quotidienne, sans considération pour qui ils sont, pourquoi ils sont ici et où ils vont.
Le vrai Soi, au‑delà du nom, de la forme et de la pensée, n’est jamais réalisé.
Nous nous identifions à un corps limité et vivons dans la peur , consciente ou non , que cette structure personnelle disparaisse.
2. La spiritualité conditionnée : un prolongement de l’ego
Beaucoup s’engagent dans des pratiques religieuses ou spirituelles qui ne sont que des extensions de l’ego.
Penser trouver la réponse dans des formes extérieures est le problème.
La spiritualité la plus répandue n’est souvent qu’une agitation de l’intellect : plus de faire humain que d’être humain.
L’ego veut toujours plus : argent, puissance, amour, reconnaissance.
Sur le chemin spirituel, il veut être plus éveillé, plus éclairé, plus en paix.
À chaque désir, l’ego agit.
3. Vie et mort : un continuum inséparable
La vie et la mort sont comme le Yin et le Yang : un ensemble sans commencement ni fin.
Repousser la mort, c’est repousser la vie.
Lorsque l’on fait l’expérience directe de qui l’on est, la peur disparaît.
4. La matrice du mental et la structure de l’ego
La société nous dit ce que nous sommes, mais nous restons esclaves de besoins biologiques inconscients qui guident nos choix.
L’ego est une structure de répétition : l’énergie reprend toujours le même chemin, positif ou négatif.
Il existe une infinité de niveaux de mémoire, de spirales dans des spirales.
Lorsque la conscience s’identifie au mental, elle se lie à un conditionnement social : la matrice.
Nous croyons être conscients de l’ego, mais ce sont les peurs archaïques inconscientes qui conduisent la machine.
5. Le masque, le personnage et la caverne
Nous naissons dans des structures conditionnées, sans conscience de soi.
Chez les enfants, il n’y a souvent aucune trace du Soi.
La personne que nous devenons est un masque que la conscience porte.
Le monde est une scène, hommes et femmes des acteurs.
Chez un être éveillé, la conscience brille à travers le masque.
Lorsque nous nous identifions au personnage, nous vivons l’illusion du Soi.
Depuis Platon, l’humanité cherche la sortie de la caverne.
6. La prison intérieure
Le mental est un piège pour la conscience : un labyrinthe, une prison.
Nous ne sommes pas en prison : nous sommes la prison.
S’identifier à un Soi illusoire, c’est dormir.
Lutter contre l’illusion la rend réelle.
Nous devenons prisonniers du Moi partout où nous allons.
7. Le jeu de la dualité
S’éveiller n’est pas se débarrasser du mental, mais cesser de s’y identifier.
Alors, nous pouvons vivre le jeu de la vie pleinement, sans peur ni désir.
La conscience humaine est un continuum :
d’un côté l’identification au Soi matériel,
de l’autre la cessation du Soi.
8. Le monde extérieur comme reflet
Chercher à changer le monde extérieur pour qu’il corresponde à nos idées revient à manipuler un miroir.
Comprendre l’absurdité de l’existence rend fou si l’on est identifié à l’ego, ou libre si l’on s’éveille.
Toute lutte extérieure est perdue d’avance : elle n’est que le reflet du monde intérieur.
9. La guerre contre soi-même
Aujourd’hui, il y a une guerre contre tout : terrorisme, maladie, faim.
Toute guerre est une guerre contre nous-mêmes.
Nous disons vouloir la paix, mais élisons ceux qui font la guerre.
Nous disons vouloir des droits humains, mais achetons des produits issus de la misère.
Nous voulons de l’air pur, mais polluons.
Nous voulons que la science nous sauve, mais gardons des comportements destructeurs.
10. La révolution intérieure
La révolution doit se produire en nous.
Lorsque nous sentons la spirale de la vie en nous, le monde extérieur s’aligne.
Sinon, nous ajoutons au chaos du mental.
La guerre et la paix s’élèvent ensemble : lumière et ombre, haut et bas.
Toute solution venant du mental crée un nouveau problème.
Ce à quoi nous résistons persiste.